2009
---------
the noun sessions
photos jeanphilip voidet
you are listening to "noun", exerpt from the album
NOUN
music composed by khalil chahine
a film by etienne blanchon
editing : aurora gerson, camille robert
thanks to karim chahine
-
drums : françois laizeau
bass : michel peyratout
accordion : daniel mille
flugelhorn : éric giausserand
french horn : jean jacques justafré
bass clarinet : laurent benslimane
flute, alto flute : stéphane limonaire
percussions : sydney thiam
strings direction : zahia ziouani
guitar : khalil chahine
CRITICS
Guitariste, compositeur, Khalil Chahine est avant tout un explorateur élégant de paysages musicaux délicats. Ses notes n'ont pas de frontières, elles s'éclairent des quatre points cardinaux et s'accommodent de toutes les rêveries.
chez julien delli fiori
Une ode aux musiques du monde...
Guitariste d'exception, l'originalité de sa musique en fait un artiste inclassable, porte parole de son héritage arabe et d'un son aux sensibilités jazz-blues.
Khalil Chahine, a à son palmarès une succession de compositions d’inspiration extrêmement variées, jazz, fusion, musique orientale, classique... Bien souvent on jurerait être à l’écoute d’une musique de film ; ce n’est pas un hasard puisque Chahine a par la suite orienté sa carrière dans cette direction, composant, outre des jingles aussi prestigieux que le journal télévisé ou la météo de France 2 au milieu des années 90, la musique de films tels que Vénus Beauté Institut, Meilleur Espoir Féminin ou encore Monsieur Batignole.
Since his first album "Mektoub " came out Khalil Chahine is working more as a composer. He is writing for movies, TV series, TV & Radio commercials, songs and he is touring with his own band. His personal philosophy regarding music is "to be as open minded as possible. Music is more or less like painting or poetry. The inside message is the same. What changes is the form you give to it". His album "Turkoise " came out in France in May 1991 and was for three weeks among the 5 best sales in the "France Soir " Daily Newspaper, together with "The Doors", "Yes", "Santana" and "The Clash". Now appearing in numerous TV shows, some with Victor Laszlo (she performs one song of "Turkoise" on her own album) Together, medias, professionals of show business and public give now warm welcome to Khalil Chahine's "Turkoise". Among 8 tunes on the latest album, one of them is the main theme for the famous french actor France Pisier's first film as a scenarist and a producer "Le Bal de Gouverneur ". One tune was sung by Richard Cross, singer, voice teacher and coach for numerous international singers (such as Aennie Lenox, Lewis Furrey, Florent Pagny, etc.).
Musicians on the album are among the more demanded on the Jazz scene, as Andre Ceccarelli and Jean Marc Jaffet (from drummer Andre Ceccarelli's Trio), bass player Jean Paul Celea, Sylvin Marc and Robert Persi (from bass player Sylvin Marc's band), percussion Sydney Thiam (touring among others with Johnny Clegg) etc.
khalil chahine :”Noun”
Turkhoise 2009
Le 6ème album de Khalil Chahine publié sous son nom est, disons le d’emblée plutôt que de
vous faire mourir de suspens… un petit bijou. Le guitariste crée ici un univers dont la poésie ne peut laisser
personne insensible. Une poésie de l’’ entre ». Comme s’il se refusait définitivement à choisir, Chahine écrit et
joue une musique entre deux rives où les résonances de l’accordéon des rues de Paris s’accouple aux mélismes
plus Orientaux. La musique de Chahine est riche. Certains diront qu’avec luxe d’arrangements, de cordes, de
violon, de Koto et une palette instrumentale impressionnante allant jusqu’à chercher l’orchestre Symphonique
de Chine ( !), sa musique est peut-être trop « orchestrée ». Doux euphémisme s’il en est. Car évidemment il y a
dans cet album un foisonnement orchestral. Mais avec cette richesse-là, Chahine se ballade entre le très intime
et le majestueux et comme le disent si bien les liner, cet album va de la ruelle sombre au ciel sans limite. Dans
Dar es salam par exemple où ce qui commence comme un road movie se perd au cœur du morceau avec une
voix d’homme parlant en arabe comme semblant nous faire rentrer dans un intérieur mystérieux, porte
entrouverte dans un univers en clair obscur, entre ruelle étroite et intimité étouffante de l’intérieur. La
mélancolie rêveuse de Khalil Chahine vagabonde, détourne les thèmes avec une immense générosité qui
contient malheureusement parfois quelques niaiseries évitables (comme Tebetaba où les babillements d’enfants se
fondent aux gazouillis d’oiseau : kitsh !). Mais c’est le revers de la médaille de cette musique généreuse qui
convoque à l’expression des sentiments une palette instrumentale des plus large. Sa musique, du plus intime au
plus majestueux s’envole parfois. Car chez Chahine la musique s’y fait toujours vibrante d’envie et de désir.
Palpitante elle frémit sous les percussions avec une émotion et une sensibilité à fleur de peaux (Cailar) Et
toujours les arrangements pour cordes, cette musique symphonique (on pense à certaines symphonies de
Malher) qui émeut profondément comme ce final absolument magistral où la voix de David Linx laisse la place
à l’accordéon si sensible de Daniel Mille. Il y a là un travail de direction artistique exceptionnel. Avec la
science d’un metteur en scène Khalil Chahine réalise un album aux dimensions quasi-cinématographique dont
l’expression poétique nous touche « hors frontières ». Il est vrai que les univers dans lesquels il nous transporte
nous sont curieusement très proches. Ces ailleurs là nous appartiennent intimement. Jean-marc Gelin
Khalil Chahine, Noun
Publié le 20 april 2009 par Irigoyen
Khalil Chahine, Noun
Comme le temps passe ! Je vous parlais, dans la précédente chronique, de mon activité sur France 2 et plus précisément de la rubrique « Sortir » que j’animais il y a dix ans, dans le journal de la nuit. J’étais alors libre de parler de ce que je voulais en matière culturelle.
Pour le premier numéro, j’avais choisi de faire le portrait d’un musicien dont j’ai toujours admiré le travail : Khalil Chahine. Non, il ne s’agit pas du fils de Youssef bien que les deux hommes aient un rapport très étroit à l’Egypte. L’Egypte, une référence que l’on trouve d’ailleurs dans Noun à écouter l’interview ci-dessous -, dernier opus de ce musicien hors-pair sorti il y a quinze jours -.
Autre actualité de Khalil Chahine : son concert, prévu le 12 mai au Duc des Lombards à Paris. Pour avoir assisté à une de ses performances scéniques, je vous recommande chaudement de réserver un billet. Le garçon se produit rarement, voilà donc une autre bonne raison de vous y rendre.
Ecouter Khalil Chahine c’est d’abord s’abandonner. Accepter d’ouvrir les barrières intérieures qui empêchent de voyager grâce à un univers musical très particulier. Car ici, comme dans les précédents opus, l’auditeur prend un billet pour les horizons lointains. Les sonorités évoquent l’Amérique du Sud, l’Afrique, le Proche-Orient. On y entend un enfant. On écoute un homme réciter un poème. Chahine nous prend par la main, en douceur, grâce à instantanées qui deviennent de véritables séquences vidéo.
Je ne découvre pas la force de cette musique avec Noun. Mais je suis toujours surpris de constater que ce grand musicien n’a jamais peur de prendre des sentiers de traverse. Il essaie et ça marche. On achève l’écoute de cet album ébahi. D’autant qu’un autre grand, David Linx, vient vous mouiller les yeux lorsqu’il interprète un majestueux et inoubliable « Promise ».